Palais Gyeongbokgung : visiter le plus grand palais de Séoul
Métropoles animées, anciennes capitales royales, côtes sauvages, îles volcaniques, un voyage en Corée du Sud se construit au fil des étapes. Chaque ville, chaque région a son caractère propre et ses raisons de s’y attarder. Ce guide vous donne les clés pour choisir où aller selon vos envies, votre rythme et le temps dont vous disposez.
Capitale du pays et ville de dix millions d’habitants, Séoul donne le ton dès vos premières heures sur place. La ville vous embarque dans un mélange que vous n’attendiez peut-être pas, des palais royaux de la dynastie Joseon nichés entre des gratte-ciel, des ruelles hanok silencieuses à quelques pas de quartiers où la musique s’échappe à chaque coin de rue. Vous flânez dans Insadong pour ses galeries et ses maisons de thé, vous vous perdez dans Bukchon au lever du soleil, vous prenez le pouls de Hongdae le soir.
Deuxième ville du pays et premier port de Corée du Sud, Busan vous accueille avec une atmosphère qui change tout après Séoul. À deux heures en KTX, la mer y est omniprésente, les collines tombent directement dans l’océan et les quartiers se succèdent avec une énergie bien à eux. Vous longez la plage de Gwangalli face au pont illuminé, vous grimpez dans les ruelles colorées du quartier de Gamcheon (lien : article Gamcheon Culture Village) et vous vous attablez au marché Jagalchi pour déguster les fruits de mer du matin.
Ancienne capitale du royaume de Silla pendant près de mille ans, Gyeongju ne ressemble à aucune autre ville coréenne. Ses tumuli royaux surgissent en plein cœur des quartiers résidentiels, ses temples bouddhistes se nichent dans la montagne et ses ruelles hanok vous invitent à ralentir considérablement. Vous pédalez entre les tombes royales et les rizières, vous réservez une nuit en temple stay pour vous réveiller à 5h dans le silence des jardins monastiques et vous terminez la journée au bord de l’étang Wolji illuminé.
Classée ville créative de la gastronomie par l’UNESCO, Jeonju s’impose naturellement dans tout itinéraire pour qui s’intéresse à la culture traditionnelle coréenne. Son village hanok de plus de 800 maisons préservées, ses ruelles animées le soir autour du makgeolli et ses restaurants familiaux où vous dégustez le bibimbap dans sa version la plus authentique en font une étape généreuse et chaleureuse.
Ville côtière de la province du Gangwon, Sokcho vous surprend par sa position unique entre le parc national de Seoraksan et la mer de l’Est. Vous y trouvez des plages de sable blanc, un marché aux fruits de mer parmi les plus animés du pays et le village d’Abai, accessible via un petit bac manuel qui traverse le canal.
Posée à 85 kilomètres au sud de la péninsule, l’île de Jeju est une destination à part entière dans tout voyage en Corée du Sud. Volcanique et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle déploie des paysages que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le pays. Vous randonnez sur les pentes du mont Hallasan, vous longez la côte sauvage de Jusangjeolli et ses orgues basaltiques vertigineuses, vous vous attardez dans les villages côtiers où les haenyeo remontent leur pêche du matin.
Situé dans la province du Gangwon, le parc national de Seoraksan est le terrain de jeu des amateurs de randonnée et de grand air. Ses pics granitiques, ses forêts denses et ses cascades qui serpentent entre les rochers vous offrent des paysages que les Coréens eux-mêmes viennent admirer de tout le pays, particulièrement à l’automne quand les forêts virent au rouge et à l’or. Au cœur du parc, le temple Sinheungsa vous accueille dans une atmosphère de sérénité immédiate, dominé par une grande statue de Bouddha en bronze dont le regard embrasse la vallée.
Moins connues des voyageurs, les plantations de thé de Boseong méritent pourtant le détour. Situées au sud-ouest du pays, dans la province du Jeolla du Sud, elles déploient leurs rangées de théiers en terrasses sur des collines verdoyantes dans un paysage d’une sérénité rare. Vous vous promenez le long des sentiers bordés de cèdres géants, vous vous arrêtez dans un café pour déguster une glace au thé vert ou un thé matcha fraîchement infusé. La meilleure période pour s’y rendre est le printemps, quand les nouvelles pousses donnent aux collines une teinte vert tendre particulièrement photogénique.
Séoul abrite plusieurs palais royaux de la dynastie Joseon dont la visite s’impose naturellement dans un séjour dans la capitale. Le palais Gyeongbokgung (lien : article palais Gyeongbokgung), le plus grand et le mieux restauré, vous plonge dans l’architecture royale coréenne du XIVe siècle avec ses pavillons de bois et ses jardins soignés. Le palais Changdeokgung et son jardin secret Huwon, accessible sur réservation, offrent une promenade plus intime dans un écrin de verdure. Les cérémonies de relève de la garde qui se déroulent chaque jour à leurs portes complètent parfaitement la visite.
À une heure au nord de Séoul, la zone démilitarisée qui sépare la Corée du Sud de la Corée du Nord depuis l’armistice de 1953 est l’une des visites les plus saisissantes du pays. Vous l’explorez depuis plusieurs postes d’observation et tunnels d’infiltration qui racontent sobrement l’une des dernières divisions du monde contemporain.
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et entouré par la rivière Nakdong, le village de Hahoe est l’un des villages traditionnels les mieux préservés du pays. Des familles nobles y vivent encore dans des maisons ancestrales de la période Joseon. Vous traversez la rivière en bateau, vous déambulez entre les maisons et vous assistez peut-être à une représentation de danse aux masques traditionnels. Pour en savoir plus sur la culture coréenne, consultez notre abécédaire.
Un voyage en Corée du Sud se vit aussi dans les assiettes. La cuisine coréenne est généreuse, partagée et profondément ancrée dans la culture du pays. Le bibimbap de Jeonju, le barbecue coréen que l’on fait griller soi-même autour d’une table, le kimchi omniprésent à chaque repas, les ragoûts mijotés servis bouillonnants dans des casseroles en fonte.
Chaque plat raconte quelque chose du territoire et de ceux qui l’habitent. Les marchés traditionnels comme le Gwangjang à Séoul ou le Jungang à Sokcho sont parmi les meilleures portes d’entrée vers cette cuisine de rue. Pour découvrir l’ensemble des spécialités coréennes et les techniques qui les composent, consultez notre guide complet sur la gastronomie coréenne.
Séoul et Busan sont les deux destinations les plus visitées du pays. Gyeongju, Jeonju et l’île de Jeju complètent naturellement un itinéraire pour ceux qui souhaitent explorer la Corée au-delà des grandes métropoles. Le parc national de Seoraksan et le village de Hahoe à Andong attirent quant à eux les voyageurs en quête de nature et de culture traditionnelle.
Le printemps, d’avril à mai, et l’automne, de septembre à novembre, sont les périodes les plus agréables pour visiter le pays. Les températures sont douces, les paysages généreux et les festivals nombreux. L’été est chaud et humide avec la saison des pluies en juillet, tandis que l’hiver est froid mais réserve de belles atmosphères dans les villes et les parcs nationaux enneigés.
Le train KTX relie les principales villes du pays à grande vitesse. Séoul et Busan sont à deux heures l’une de l’autre, Gyeongju à deux heures et demie de Séoul, Jeonju à une heure et demie. Le réseau de bus express complète efficacement le train pour les destinations moins bien desservies comme Sokcho. Une fois sur place, le métro dans les grandes villes et le vélo ou la marche dans les villes historiques restent les meilleures façons de se déplacer.
Le bibimbap, le kimchi, le barbecue coréen, le tteokbokki et les jjigae sont les incontournables de la cuisine coréenne. Chaque région a ses propres spécialités, le bibimbap de Jeonju, les fruits de mer de Sokcho, le gyeongju bread et le ssambap à Gyeongju.